Le Web 2.0 Au Service De L’entreprise

Ecrit par: POIGNOT Jean-lou

http://www.articlonet.fr/marketing-sur-internet-articles/le-web-20-au-service-de-lentreprise-5579166.html 

PRÉAMBULE

Cet article a été réalisé sur la base d’un projet tutoré par deux étudiants de l’ENIVL: Messieurs JARAMILLO MONTOYA Santiago et  RODRIGUEZ BOTERO Manuel, étudiants que j’ai suivi pendant leur projet.

1.      INTRODUCTION

Il est de plus en plus courant d’utiliser des termes comme Twitter, Facebook, Wikipedia ou Google ; ses usages se sont propagés dans les applications mobiles, dans nos bureaux, et même les voitures et les maisons sont construites avec ce type d’applications. Les principes de ces outils sont regroupés en : la création de contenu, l’interaction, la participation dans les communautés, les mises à jour en temps réel, la collaboration entre les membres, et la liberté d’être un utilisateur. On les appelle Web 2.0.

Le siècle de la connaissance et l’information (XXIe) impose de nouveaux défis pour les entreprises. Ses schémas organisationnels sont transformés dans le flux d’informations plutôt que des produits tangibles. Ainsi le cycle de la manipulation et l’analyse sont plus courts, à la recherche d’alternatives dans les nouveaux services virtuels qui permettent aux entreprises d’intégrer leurs équipes de manière efficace, de façon optimale et en collaboration. Études précédents ont montré qu’un employé peut passer 8,8 heures par semaine à chercher des informations, qui peuvent avoir déjà été ciblés par un autre membre de son réseau. De même, l’utilisation du Web 2.0 cherche l’augmentation dans le réseau externe de l’entreprise pour gagner en visibilité sur le marché, de générer des tendances et réputation. Cependant, le web 2.0 soulage le contrôle hiérarchique (gestion directe), alors la productivité peut être réduite parce que les employés passent trop de temps sur leurs réseaux sociaux. De même, ces plateformes sont des failles de sécurité permettant l’espionnage industriel et de diffusion de contenus faux.

C’est pourquoi il est important de connaître ces différents outils web 2.0, son fonctionnement, ses avantages et ses inconvénients, afin de savoir comment on peut les appliquer dans une entreprise et contribuer à son développement.

 2.     ÉTAT DE L’ART

2.1  WEB 2.0: DÉFINITION

L’expression « Web 2.0 » désigne l’ensemble des techniques, des fonctionnalités et des usages du World Wide Web qui ont suivi la forme initiale du web, en particulier les interfaces permettant aux internautes ayant peu de connaissances techniques de s’approprier les nouvelles fonctionnalités du web. Ainsi, les internautes contribuent à l’échange d’informations et peuvent interagir (partager, échanger, etc.) de façon simple, à la fois avec le contenu et la structure des pages, mais aussi entre eux, créant ainsi notamment le Web social. L’internaute devient, grâce aux outils mis à sa disposition, une personne active sur la toile (Wikipedia®).

Le principal apport du Web 2.0 est d’avoir positionné l’utilisateur au centre du web, en tant que consommateur et producteur de contenus. Que ce soit dans le domaine de la consommation d’informations ou de vidéos, ce sont les nouveaux usages qui définissent le mieux la nouveauté du Web 2.0. L’une des caractéristiques communes à tous ces usages, est la notion de participatif ou de collaboratif (Gervais, 2007).

 2.2        SPÉCIFICITÉS DU WEB 2.0

Un service est classé « Web 2.0 » à partir de la du moment où il réunit ces conditions (Anderruthy, 2007) :

  • Une mise en page soignée avec, entre autres, l’utilisation des styles CSS
  • Une parfaite interactivité avec l’utilisateur : Chaque page se modifie en temps réel sans qu’il soit besoin de la recharger.
  • La possibilité de diffuser certaines des informations contenues dans son espace pour les réutiliser  à partir d’autres services.
  • Le fait que tout soit en ligne et que l’internaute n’ait rien (sauf cas particulier) à installer sur son ordinateur.

Interactivité

L’un des aspects essentiel du web 2.0 consiste à rendre les utilisateurs actifs, et donc multiplier les effets de réseaux à travers la mise en place de ce qu’il est convenu d’appeler une architecture de la participation. Cette participation prend de nombreuses formes, allant de la simple recommandation d’achat à la volonté de concurrencer les médias traditionnels à travers les blogs (« We, the media1 »). Particulièrement illustratif de cette attitude, le succès fulgurant des «folksonomies», ces classements communautaires et collaboratifs qui souhaitent ébranler le principe même de la taxonomie. Une étude a d’ailleurs montré que les résultats obtenus de cette manière étaient supé rieurs à ceux obtenus avec de simples moteurs de recherche : une attitude qui s’inscrit bien sûr dans une vision du monde prônant l’horizontalité (le pair à pair) face à la verticalité toujours suspecte d’abus de pouvoir.

 2.3  CONTENU DU WEB 2.0

Selon (Jean, 2006), le web 2. 0 regroupe un ensemble de technologies et de pratiques qui, sans être tous complètements originaux ou inédits, semblent se combiner pour donner une nouvelle figure à l’Internet. Le web originel (ou web 1.0) était constitué de pages statiques, rarement mises à jour, et n’était en fait que la translation du principe de la vitrine vers le monde digital : rendre visible, à travers l’écran, un bien ou un service. Plus tard, le phénomène des start-up et de la popularisation de l’Internet s’est appuyé sur une évolution (web 1.5) vers un web plus dynamique, soutenu par des bases de données articulées au « site vitrine » et permettant, notamment, la vente en ligne. C’est par rapport à ce type de relations hiérarchisées et uniformisées que le web 2. 0 amène la rupture la plus importante, en s’orientant vers une utilisation de l’Internet centrée sur la mise en relation des individus, vers la création de réseaux sociaux et, surtout, vers la recherche des effets de réseaux qui sont au cœur des nouveaux modèles économiques.

L’effet de réseau (ou effet club) est un mécanisme d’externalité reliant l’utilité d’un bien au nombre de ses utilisateurs. L’externalité est négative si les autres utilisateurs nuisent à mon utilisation (comme sur une route embouteillée). Dans le cas du web 2.0, il s’agit bien sûr d’externalités positives, dans la mesure où l’utilisation que font les autres usagers d’un service (de vente aux enchères ou de discussion par exemple) enrichit ma propre expérience du service (plus de choix, plus d’interlocuteurs).

L’origine du terme «Web 2.0 » a été médiatisée en août 2004 par Dale Dougherty de la société O’Reilly Media lors d’une conversation avec Craig Cline de MediaLive en vue de préparer une conférence. Il a suggéré que le Web était dans une période de renaissance ou mutation, avec un changement de paradigmes et une évolution des modèles d’entreprise. Dougherty a donné des exemples au lieu de définitions : « DoubleClick, c’était le Web 1.0. Google AdSense, c’est le Web 2.0. Ofoto, c’était le Web 1.0. Flickr, c’est le Web 2.0. », et recruté John Battelle. Puis, O’Reilly Media, Battelle et MediaLive ont lancé la première conférence Web 2.0 en octobre 2004. La seconde conférence annuelle a eu lieu en octobre 2005.

3. LES OUTILS DU WEB 2.0

3.1        BLOGS PROFESSIONNELS ET MICROBLOGS

Un blog ou un cybercarnet est un type de site web, ou une partie d’un site Web. Comme son étymologie l’indique (web log signifie journal de bord sur le web en anglais), un blog est censé contenir régulièrement de nouveaux billets, c’est-à-dire des notes ou des articles agglomérés au fil du temps sur un sujet donné. Un blogueur a le loisir de mélanger textes, hypertexte et éléments multimédias (image, son, vidéo, applet) dans ses billets ; il peut aussi répondre aux questions et commentaires des lecteurs car chaque visiteur d’un blog peut ou bien laisser des commentaires sur le blog lui-même, ou bien contacter le blogueur par courrier électronique. (Wikipedia®)

Parmi les éditeurs de supports de blog les plus connu citons: OVERBLOG, WORDPRESS CANALBLOG et BLOGGER.

Un annuaire en ligne identifie un grand nombre de blog thématiques (annuaireblog.org)

Le microblog est un dérivé concis du blog, qui permet de publier un court article, plus court que dans les blogs classiques, les articles pouvant être de type texte court, mais peuvent également contenir une image ou même une vidéo embarquée, Les flux d’agrégation sont plus légers que dans les blogs traditionnels et peuvent contenir tout le message. La diffusion peut également être restreinte par l’éditeur à un cercle de personnes désirées.

L’archétype du microblog est Twitter (http://www.twitter.com). Twitter est un outil de réseau social et de microblogage, gratuit, qui permet à l’utilisateur d’envoyer gratuitement des messages brefs, appelés tweets(« gazouillis »), par Internet, par messagerie instantanée ou par SMS. Ces messages ne doivent pas faire plus de 140 caractères.

Mais il ya en a d’autres tel Yammer et Chatter de Saleforce. Yammer (www.yammer.com), un clone de Twitter devenu une sorte de FaceBook pour les professionnels, également gratuit, est un outil de microblogage proposant la mise en place gratuite (en version de base) d’un réseau social interne pour une entreprise ou une communauté spécifique. Quant à Chatter, c’est une plate-forme de collaboration en temps-réel sous forme de réseau social pour entreprises. Elle permet à tous les collaborateurs d’une même entreprise de mettre à jour son profil et ainsi échanger et partager tout type d’informations sur ses activités professionnelles du quotidien.

3.2 LES WIKIS

Un wiki est un site web dont les pages sont modifiables par les visiteurs afin de permettre l’écriture et l’illustration collaboratives des documents numériques qu’il contient.

Le journal The Economist fait remarquer que le mot wiki peut être vu comme l’acronyme de « What I Know Is » (littéralement : « Ce que je sais est » ou « Voici ce que je sais ») (Wikipedia®).

Les entreprises et les organisations peuvent facilement faire parti de la fonctionnalité collaborative des wikis, mais il peut voir avec suspicion la capacité de changer le contenu, sans source et la gestion des versions. La flexibilité d’un wiki est sa plus grande force, car elle permet de pairs à travailler ensemble pour changer ou mettre à jour une œuvre sans la nécessité d’augmenter le trafic e-mail ou de prendre trop de temps dans des réunions et des conférences téléphoniques. (Microsoft, 2006)

Ces wikis peuvent être internes fermés sur l’entrepripse qui l’a créé et qui l’anime et les wikis externes ouverts à tous.

3.2.1 Les wikis internes

L’utilisation de wikis pour la collaboration interne est gagnante en crédibilité auprès des entreprises. En ligne avec le développement rapide d’autres méthodologies de modélisation, les wikis offrent un environnement unique pour la synthèse des idées. La capacité à travailler en équipe sur un seul document, ou un élément dans un document, permet aux équipes d’assimiler rapidement toutes les entrées membre de l’équipe. Ce développement collaboratif en temps réel permet aux groupes d’identifier rapidement et de s’entendre sur des points clés dans un projet, un plan ou une stratégie. Tout comme soit possible avec les blogs, c’est possible de construire des sites wiki à tout nombre de niveaux, pour petits ou grands groupes, afin qu’ils puissent résoudre un cadre de politique ou décompléter un plan de projet, dans un environnement structuré ou d’une manière informelle.

3.2.2 Wikis Externe

Beaucoup d’entreprises concernent les wikis comme le plus approprié pour le développement en interne, car il est possible de gérer des campagnes. Il est important d’aller au-delà de cette limitation et prendre une leçon de la réussite de wikis sur le Web. Wikipedia, de Wikimedia Foundation Inc (www.wikipedia.org), est probablement le plus connu de tous les sites wiki. Dans sa structure classés, les internautes peuvent lire et modifier des pages, et d’ajoutera perçus dans une gamme de sujets encyclopédiques. Cela peut sembler dangereusement ouvert, mais il fonctionne. Pour une entreprise ou une organisation, il doit y avoir une plus grande considération pour les inexactitudes ou les annonces intentionnellement trompeuses, en particulier des contributeurs extérieurs à l’organisation.

Comme les clients et l’organisation s’engagent rarement dans le développement collaboratif, de cette manière avec des contributeurs potentiellement supprimant ou modifiant des contenus existants, il est fort probable que des groupes partenaires vont collaborer sur un wiki. Indépendamment du thème du wiki du site technique, de marketing ou administratif, il est possible de concevoir et de développer des stratégies inter-entreprises et des produits d’une manière qui serait normalement impossible, sans l’effort et la dépense d’établir des groupes sur le même endroit.

3.3        TAGGING MANAGEMENT ET ENTREPRISE BOOKMARKING

Le social bookmarking (en français « marque-page social », « navigation sociale » ou « partage de signets ») est une façon pour les internautes de stocker, de classer, de chercher et de partager leurs liens favoris.

Bookmarking Enterprise est une méthode de marquage et de relier toutes les informations en utilisant un ensemble élargi de balises pour capturer les connaissances sur les données. Il recueille et indexe ces balises dans un serveur web-infrastructure du savoir de base résidant derrière le firewall. Les utilisateurs peuvent partager des connaissances avec des gens balises spécifiées ou de groupes, partagés seulement à l’intérieur de réseaux spécifiques, généralement au sein d’une organisation. Bookmarking Enterprise est une discipline de gestion des connaissances qui embrasse Enterprise 2.0 méthodologies d’acquisition de connaissances spécifiques et les informations que les organisations envisagent de propriété et ne sont pas partagés sur le réseau Internet public. (Wikipedia®)

Des outils de bookmarking Enterprise se distinguent également des outils de bookmarking social dans la façon dont ils sont souvent confrontés à une taxonomie existante. Certains de ces outils ont évolué pour fournir une gestion Tag qui est la combinaison des capacités en amont (par exemple la classification à facettes, des balises prédéfinies, etc) et des aptitudes en descente jardinage (renommer tag par exemple, le déplacement, la fusion) afin de mieux gérer la folksonomie bottom-up généré de l’étiquetage à l’utilisateur.

Divers logiciels peuvent aider l’entreprise dans cette approche: Connectbeam, Dogear, Jumper 2.0, Knowledge Plaza, Scuttle.

3.4 LES HÉBERGEURS DE FICHIERS

Les sites d’hébergement de fichiers sont des services qui permettent aux utilisateurs d’héberger des fichiers sur leurs serveurs. Ces sites se classent selon les types fichiers qu’ils supportent, vidéo, images ou de sort de fichiers. Les plus connues sont You tube et Daily Motion mais bien d’autres ont été créés surtout depuis l’engouement pour ces hénergeurs. A noter que You Tube propose une version destinée aux professionnels. A côté de ces deux derniers on peut citer également Flickr pour le partage de photos et SlideShare pour le partage de diaporama qui peuvent également être des alliés précieux pour les professionnels.

Certaines entreprises ont développé une offre d’hébergement vidéo en private label, proposant ainsi à des éditeurs de sites web, en particulier dans le domaine de la presse en ligne, de proposer des vidéos sur leur propre site dans un lecteur intégrant une charte graphique à leur image. La société française Kewego a été une des premières à proposer ce genre de service en France.

Depuis fin 2010, Dailymotion tente également de se développer dans ce secteur avec l’offre Dailymotion Cloud qui propose un système de facturation par heure de vidéo diffusée (Wikipedia®).

Dans cette catégorie et par analogie on peut également faire mention de Doodle: un outil de partage d’agenda et Zotero: un outil de partage de références bibliographiques

3.4      AUDIO BLOGGING AND PODCASTING

Le podcasting; la diffusion pour baladeur, est un moyen de diffusion différé de fichiers (audio, vidéo ou autres) sur Internet appelés « podcasts » (ou « balados »).

Par l’entremise d’un abonnement aux flux RSS (Really Simple Syndication) ou Atom, le podcasting permet aux utilisateurs l’écoute ou le téléchargement automatique d’émissions audio ou vidéo pour les baladeurs numériques en vue d’une écoute immédiate ou ultérieure.

3.5       LES RÉSEAUX SOCIAUX

Un réseau social est un ensemble d’identités sociales telles que des individus ou des organisations reliées entre elles par des liens créés lors d’interactions. Il se représente par une structure ou une forme dynamique d’un groupement social. le plus connu est bien sûr le contreversé Facebook. L’analyse des réseaux, basée sur la théorie des réseaux, l’usage des graphes et l’analyse sociologique est riche en informations socio-économiques potentiellement exploitables par les entreprises pour diffuser leurs offres. Un réseau sociau peut être créé stratégiquement pour agrandir ou rendre plus efficient son propre réseau socio-économique (fichier clients).

Pour les grandes entreprises, les réseaux sociaux peuvent aussi fournir un excellent moyen de trouver des compétences et des connaissances spécialisées. Grâce à des profils, une personne développer les projets surlesquels elle a travaillé et les diverses compétences et connaissances dont elle dispose. Ces profils peuvent ensuite être utilisés par des recruteurs à la recherche de compétence par exemple pour un projet particulièr (About.com).

En France et parmi les réseaux à vocation professionnelle, le plus connu est Viadeo mais LinkedIn, à vocation international fait référence et Xing à une moindre échelle. A côté de ces réseaux généralistes, il existe des réseaux dédiées tels que Ziki pour la recherche de prestataires, Within3 pour le secteur médical et Entrepreneur pour les créateurs d’entreprises.

3.6 LES MOTEURS DE RECHERCHE

Un moteur de recherche est une application permettant de retrouver des ressources, sous formes de fichiers, pages, images, vidéos, forum… associées à des mots clés. Certains sites web offrent un moteur de recherche comme principale fonctionnalité ; on appelle alors moteur de recherche le site lui-même.

Un moteur de recherche est donc essentiellement un outil de recherche sur Internet constitué de «robots», encore appelés bots, spiders, crawlers ou agents qui parcourent la toile à intervalles réguliers et de façon automatique (sans intervention humaine, ce qui les distingue des annuaires pour découvrir de nouvelles adresses URL). Ils suivent les liens hypertextes, qui relient les pages les unes aux autres, rencontrés sur chaque page atteinte. Chaque page identifiée est alors indexée dans une base de données accessible ensuite par les internautes à partir éventuellement de meta moteurs (tels Copernic ou Seek), qui eux mêmes vont lancer la recherche sur plusieurs moteurs auxquels ils sont reliés, multipliant ainsi automatiquement les sources de données.

Tous les professionnels connaissent les classqiues du genre: Google, Yahoo, Bing pour les recherches générales et Business.com et Open Searchmanager plus didiés aux entreprises.

3.7 COURRIER ELECTRONIQUE

Le courrier électronique, courriel, e-mail/email ou parfois simplement mail, est un service de transmission, par un émetteur, de messages envoyés électroniquement via un réseau informatique (principalement Internet) vers une boîte à lettres électronique d’un destinataire choisi.

Pour émettre et recevoir des messages par courrier électronique, il faut disposer d’une adresse électronique et d’un client de messagerie ou d’un webmail permettant l’accès aux messages via un navigateur web. L’acheminement des courriels est régi par diverses normes concernant aussi bien le routage que le contenu. Toutefois, comme le destinataire ne reçoit pas une copie conforme de l’écran de l’expéditeur, il est d’usage de respecter certaines règles implicites lors de l’envoi. De même, la connaissance de certains aspects techniques permet d’éviter des erreurs de compréhension ou de communication.

 4. LE WEB 2.0 EN B TO B

Avec l’apparition des nouvelles technologies telles que les blogs, les podcasts, les wikis et les technologies de la mobilité, la communication d’entreprise peut se trouver beaucoup plus fragmentée ce qui rend la politique de communication plus compliquée et mais aussi plus diversifiée (ou diversifiable). Les clients doivent retirer une expérience positive de la fréquentation des différents vecteurs médiatiques de la marque sur ces différents supports. Les prospects et clients peuvent bénéficier de nouveaux moyens d’information utiles dans toutes les phases du processus d’achat; de la recherche de fournisseurs à la sélection des fournisseurs ou la comparaison de offres. le web 2.0 , au-delà de la démarche marketing classique, rend la relation client plus riche, plus profonde et plus interactive. Ainsi, des prospects peuvent télécharger un podcast pour se familiariser avec une technologie ou un processus, ce que propose par exemple Oracle sur son site. La mise à disposition d’un blog géré par un responsable R&D permet d’identifier avec les internautes des problématiques ou des difficultés, et d’échanger des expériences. Ainsi, la société Métal Dépoloyé Résistor +++ a pu, via son blog externe, renfoncer sa relation directe avec ses clients en les faisant réagir par des commentaires. Le Web 2.0 a permis également à cette entreprise de disposer d’une meilleure visibilité par un référencement sur les moteurs de recherche, à moindre coût, avec des connexions vers les blog par des mots clés plus pertinents et utiles (comme « résistances de puissances ») que le seul nom de l’entreprise.

La mise en place d’un wiki permet d’encourager les clients et prospects à prendre part à la connaissance collective en amendant, en ajoutant du contenu. Il est possible de proposer des fils RSS depuis le site permettant aux internautes de recevoir, comme bon leur semble, les informations qu’ils jugent utiles. À l’instar des sites très généralistes comme Youtube ou Dailymotion, très utilisés en B to C, on peut également trouver les sites communautaires en B to B, comme Tivipro par exemple, pour diffuser à la demande des vidéos de présentation.

Enfin, les sites de réseaux sociaux fournissent l’opportunité d´être en relation avec une audience professionnelle, correspondant aux activités de l’entreprise (Viadeo, par exemple).

5. CONCLUSION

L’exploitation des potentialités du Web 2.0 par l’entreprise lui permet de bénéficier des apports suivants:

Le repérage de nouveaux contacts et méthodes d’attraction

Le Web 2.0 et plus notamment les réseaux sociaux utilisent une véritable stratégie d’identification et d’attraction des nouveaux clients et contacts de qualité. Ces réseaux sociaux permettent facilement d’avoir accès à des informations récentes (car elles sont publiées par le contact lui-même), valides et complètes.

Les avantages de la présence de l’entreprise sur les réseaux sociaux sont multiples : nouvelle visibilité, forme de communication plus moderne (“fan de…” et autres), fidélisation de clients, échanges d’expérience, et de bonnes pratiques (hubs professionnels notamment), maillage professionnel…

Le Web 2.0 et les réseaux sociaux sont parfois même utilisés comme “projet d’entreprise” avec l’émergence de réseaux sociaux propres aux entreprises et même de WebTV.

L’amélioration de sa visibilité sur Internet

Le web2.0 a une influence sur le positionnement d’un site dans Google. Plus un site est “social”, plus facile sera son positionnement sur ses mots clefs. Pour une entreprise, être visible sur le net est un facteur essentiel pour une stratégie Web 2.0 de qualité, puisque :

– plus de prospects ciblés et qualifiés seront captés sur le site et vers les autres outils d’aide à la vente de l’entreprise : force commerciale, point de vente.  Une stratégie réfléchie concrétise l’atteinte de l’efficacité voire de l’efficience.

– les délais et coûts de réalisation des différents outils Internet, site et web marketing, seront diminués grâce à la clarté des documents de travail sur les objectifs : ce qui est exprimé clairement se traduit par un meilleur usage des technologies.

Les entreprises doivent ainsi créer du contenu de qualité, encourager les contributions et régulièrement mettre à jour leur actualité.

La mise en avant de sa crédibilité et son expertise

L’échange de savoir-faire et d’entraide prime sur les réseaux et médias sociaux : en se positionnant en tant qu’expert dans un domaine spécifique, l’entreprise peut participer à ses échanges en apportant de vraies réponses qualitatives et pertinentes.

La conception d’une stratégie globale basée sur Internet 

La réflexion sur les objectifs du site facilite sa conception et permettra d’évaluer la complémentarité idéale du site et des autres outils d’aide à la vente, une meilleure synergie et un retour sur investissement maximisé :

– le mix web marketing pour créer du trafic ciblé et qualifié dessus : quels sont les actions qui ramèneront le plus de prospects sur le site

– la part d’Internet dans le positionnement des produits et de l’entreprise

– les actions de fidélisations dédiées au web

– le partage d’informations entre les différents médias pour une optimisation globale de la communication et du positionnement marketing de l’entreprise.

Mais l’exploitation par l’entreprise des fonctionalités offertes par le Web 2.0 n’est pas exempte d’inconvénients:

Le Web 2.0 et les réseaux sociaux sont une source d’inquiétude pour les entreprises : le temps passé sur le web et les réseaux sociaux par les salariés depuis leur poste de travail, le risque élevé d’intelligence économique de la part des concurrents (directement ou indirectement via des officines spécialisées), risque accru de diffusion d’informations confidentielles d’un simple “clic”, éventuellement par inadvertance, d’un simple clic), la diffusion, a priori à grande échelle, par les salariés, les clients et plus souvent encore par des concurrents malveillants de contenus critiques susceptibles d’altérer gravement l’e-réputation de l’entreprise. La sécurité de l’information est une préoccupation majeure pour le web manager ou le community manager. Plus de 4 employés sur 10 ont parlé de problèmes liés à leur travail sur Internet et un quart ont  partagé des informations qu’ils ont ensuite regretté. le risque de fuite d’informations ou de désinformation, potentiellement nuisibles à l’entreprise, représente un risque évident dont les responsables doivent se préoccuper.

Il est fortement conseillé que les entreprises définissent avec la plus grande attention et précision “les règles du jeu” au sein de l’entreprise mais également hors ses murs. Au sein de l’entreprise, les règles pourront varier en fonction de la stratégie de l’entreprise. Certaines décideront d’interdire l’accès aux réseaux sociaux depuis les postes de travail, d’autres poseront des limites, d’autres enfin privilégieront l’autocontrôle de ces mêmes salariés mais procéderont à des contrôles a posteriori de facon à identifier les comportements excessifs. Si l’entreprise accepte de laisser l’accès à ses salariés à ces services, elle devra en définir les limites et mettre en œuvre les outils et les solutions de filtrage qui aujourd’hui permettent, de manière très fine, de définir des conditions d’accès par type de service et même par type d’usage au sein de chaque réseau social.

Les règles posées par l’entreprise peuvent aussi s’imposer au salarié hors les murs de l’entreprise. Sauf rares exceptions, l’entreprise ne peut interdire à ses salariés l’usage d’un service de type Web 2.0 ou un réseau social dans la sphère privée. Pour autant l’entreprise, même dans ce cas, peut définir un certain nombre de règles destinées à limiter, pour ne pas dire empêcher, la diffusion de contenus ou d’informations sensibles. L’entreprise pourra donc fixer à ses salariés les limites de ce qui pourra ou non être dit sur elle, son activité et ses projets. Si l’entreprise ne peut pas interdire que ses salariés s’expriment, elle peut toutefois leur interdire de parler d’elle ou tout au moins de ses activités.

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